Le terme fashion week est rentré dans le langage courant. À Paris dés qu'on voit déambuler
dans les rues des filles perdues, cheveux long avec plan de métro, un book en main et un teint livide, on le sait, c'est la fashion week (elles ne prennent pas toutes le métro).
Fini le temps ou Madame Catherine Deneuve se déplaçait pour voir le défilé de son ami Yves Saint Laurent....Autopsie d'un microcosme planétaire qui génère des
milliards d'€.
Pour parler d'une marque aujourd'hui il faut du people (Lindsay Lohan en est le plus beau produit) et des coulisses (backstages).
Les marques de cosmétiques (encore une fois) on investit les coulisses des défilés pour y amener les journalistes, faire parler de leur gamme de produit d'une manière innovante : les tendances.
Tout cela se passe au début des années 90, la naissance du backstage.
Photographes, rédactrices, télévisions du monde entier ont infiltrés l'envers du décor pour mieux communiquer, la dernière tendance venait des coulisses. En parallèle arrivait le boitier poudre
collab. avec "l'artiste du moment", la poudre compacte façonnée sable à marée basse ou ailes de papillons. Puis un people, puis deux puis trois, puis une invasion souvent suite à un contrat
l'exemple de l'alliance karl Lagerfeld / N.Kidman est le plus parlant.
Regarder un défilé aujourd'hui c'est (aussi) ouvrir un magazine people ou appréhender les contrats événtuels entre peoples et marques. Rihanna par ici, Rihanna par là, finalement on parle presque
plus de Rihanna que de la dentelle qui fait ravage pour la saison à venir, en contre partie la présence de Rihanna fait parler d'un défilé et de la dentelle, d'une maison de couture.
Après tout, ça fait partit du show (buisness): certains peoples sont nouveaux voir éphémères, la mode elle, se ré-invente ainsi.
Est ce là la fin des maisons de couture dit-on ici ou là ? Le people est-il devenu gage de communication ? Les front row sont-ils les nouveaux bureaux pour signer des contrat sous le regards des
objectifs?
Les marques de cosmétiques non contentes d'innover en terme d'actifs, textures ou autres, sont obligées de rester en veille pour "donner du style" à une simple pourdre pressée, pressées par une
consommatrice en mal de nouveautés, blasée aussitôt achetées...Les lois marketing font de nous des zombis de la consommation heureux. Aujourd'hui c'est le vert, à peine porter le vert n'est plus,
la tendance dépasse la vitesse de la lumière et on aime dire qu'on aime ça.
Savez vous choisir votre mascara aujourd'hui? aussitôt lancer il est vite remplacé, renouvelé, relooké, réinventé, graphé etc.
Une tendance naissante est déjà dépassée. La tendance n'est pas formater pour durer, elle est formater pour consommer.
Alors amusons nous.
:
Tester, approuver ou désapprouver, suggérer, émettre un avis, être réactif, les prix, les textures, le résultat...les cosmétiques on en mange on les digère... ou pas.